Foire aux questions

Certains arguments avancés contre les parcs éoliens reposent sur des informations inexactes ou sur des situations qui ne correspondent pas au cadre réglementaire et aux pratiques en vigueur en Suisse.

Il est donc important de s’appuyer sur des éléments vérifiés et factuels. Cette FAQ vise à répondre de manière transparente aux principales questions liées au projet du Mont-Sujet, afin de permettre à chacun de faire la part entre faits établis et idées reçues.

Et si vous n’avez pas trouvé de réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter.

  • Le projet est porté par la Commune mixte de Plateau de Diesse et s’accompagne d’un processus d’information et de concertation avec les habitants. Comme pour tout projet d’envergure, les avis peuvent varier, mais le dialogue avec la population est intégré à chaque étape de son développement.

  • Oui. Le projet est inscrit dans les instruments de planification du Canton de Berne, notamment le plan directeur cantonal, qui identifie le site comme compatible avec le développement de l’énergie éolienne. À ce titre, il bénéficie d’un soutien de principe des autorités cantonales, tout en restant soumis aux procédures légales, études et autorisations usuelles.

  • Le projet du parc éolien du Mont-Sujet est porté par la Commune mixte de Plateau de Diesse, en partenariat avec Groupe E Greenwatt, responsable du développement énergétique. Il s’inscrit dans le cadre défini par le canton de Berne et la Confédération, qui fixent les objectifs et les procédures en matière d’énergie éolienne. Des bureaux spécialisés (environnement, paysage, bruit, faune, vent) interviennent également pour réaliser les études nécessaires au projet.

  • La Suisse ne dispose pas des conditions de vent des plaines côtières du nord de l’Europe, mais elle possède néanmoins des sites spécifiquement favorables, identifiés de longue date, notamment sur les crêtes jurassiennes, certains cols alpins et des plateaux exposés. Selon l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), le potentiel éolien techniquement exploitable en Suisse est estimé à environ 29,5 TWh par an, dont une part importante est produite en hiver, lorsque la production solaire est faible et que les besoins sont élevés.

    Les éoliennes modernes sont conçues pour fonctionner efficacement dans des régimes de vent variables et turbulents, typiques des zones de relief, grâce à des rotors plus grands, des systèmes de pilotage adaptatif et des dispositifs de protection de la faune. C’est précisément pour vérifier l’adéquation d’un site que des campagnes de mesure de vent sur plusieurs années sont menées avant toute décision de construction.

    Enfin, l’éolien suisse ne vise pas à remplacer à lui seul les autres sources d’énergie, mais à compléter le mix renouvelable (hydraulique, solaire, éolien), en particulier pour renforcer la sécurité d’approvisionnement hivernale et réduire la dépendance aux importations d’électricité étrangère.

    👉 En résumé: la Suisse ne dispose pas de vents côtiers, mais certains sites bien exposés, notamment sur les crêtes jurassiennes, sont favorables à l’éolien. Selon l’OFEN, le potentiel éolien exploitable atteint environ 29,5 TWh par an, avec une production majoritairement hivernale, quand le solaire est faible. L’éolien ne remplace pas les autres sources, il complète le mix énergétique pour renforcer l’approvisionnement en hiver et réduire les importations.

  • Oui. Les associations de protection de l’environnement sont associées au projet dans le cadre des procédures de concertation prévues par la loi et des études environnementales menées dès les phases amont. Elles sont consultées notamment sur les thématiques sensibles comme la faune (chauves-souris, oiseaux), le paysage et l’environnement humain. Leurs remarques sont examinées par les mandataires spécialisés et les autorités cantonales, et peuvent conduire à des adaptations du projet, tant sur le dimensionnement que sur les mesures d’exploitation et de protection.

  • Oui. En Suisse, l’énergie éolienne contribue concrètement à la protection du climat, en particulier en hiver.

    Même si la production nationale d’électricité est largement décarbonée, la Suisse importe régulièrement de l’électricité, surtout en période hivernale, lorsque la production hydraulique et solaire est plus faible. Ces importations proviennent en partie de pays où l’électricité est produite à partir de charbon ou de gaz (source: Swissgrid).

    L’énergie éolienne produit une grande partie de son électricité en hiver et permet ainsi de remplacer des importations fossiles, réduisant les émissions de CO₂ du système électrique suisse. Sur l’ensemble de son cycle de vie, l’éolien figure par ailleurs parmi les technologies de production d’électricité les moins émettrices de CO₂ par kilowattheure, selon l’Office fédéral de l’énergie et les analyses internationales.

    👉 En résumé: l’éolien ne remplace pas une énergie déjà propre, mais réduit les importations fossiles, renforce la sécurité d’approvisionnement et contribue effectivement à la lutte contre le changement climatique.

  • Oui. En Suisse, l’énergie éolienne produit nettement plus en hiver qu’en été. Selon les données de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), environ 60% à près de deux tiers de la production annuelle éolienne ont lieu durant le semestre d’hiver (octobre à mars). Que l’on parle de 60 % ou de 66 % ne change pas l’essentiel: la majorité de la production est hivernale, contrairement au solaire photovoltaïque.

    Cette caractéristique est précisément ce qui rend l’éolien pertinent pour la sécurité d’approvisionnement. En hiver, la Suisse connaît un déficit structurel de production et dépend régulièrement des importations d’électricité, comme le montre Swissgrid, l’exploitant du réseau national. Produire davantage d’électricité renouvelable durant cette période permet donc de réduire les importations, y compris celles issues de sources fossiles.

    Il est exact que la production éolienne actuelle reste modeste. Mais l’OFEN ne raisonne pas à partir du parc existant: il s’appuie sur un potentiel identifié à long terme, estimé à 29,5 TWh par an, dont une part importante en hiver. Le développement progressif de l’éolien vise précisément à combler une partie du déficit hivernal, en complément de l’hydraulique et du solaire.

    Enfin, aucune source d’électricité n’est totalement garantie en permanence. La sécurité d’approvisionnement repose sur un mix diversifié, et non sur une technologie unique. Dans ce cadre, l’éolien ne remplace pas le système existant, mais le renforce, en apportant une production renouvelable là où le système suisse est aujourd’hui le plus fragile: en hiver.

    👉 En résumé: en Suisse, environ 60% de la production éolienne annuelle a lieu en hiver, selon l’OFEN, ce qui est l’inverse du solaire. C’est précisément en hiver que la Suisse manque d’électricité et dépend davantage des importations, parfois issues de sources fossiles. Le développement de l’éolien vise donc à réduire le déficit hivernal, en complément de l’hydraulique et du solaire.

  • Les éoliennes n’ont pas pour objectif d’améliorer la biodiversité, et elles peuvent avoir des impacts avérés, notamment des collisions avec les oiseaux et les chauves-souris. Des études européennes montrent que ces collisions existent et peuvent toucher certaines espèces, y compris des rapaces. Ces risques varient toutefois fortement selon les sites, les espèces concernées et les mesures mises en place.

    C’est précisément pour cette raison que les projets éoliens sont soumis à des études d’impact environnemental approfondies, incluant des inventaires de la faune, des suivis de migration et des mesures spécifiques pour les chauves-souris. Les parcs récents intègrent des mesures de réduction efficaces (choix d’implantation hors zones sensibles, bridage ciblé des éoliennes, arrêts temporaires en cas d’activité élevée), qui permettent de limiter significativement la mortalité.

    En Suisse, l’approche repose sur un principe clair: éviter, réduire, puis compenser. L’éolien n’est donc ni présenté comme un gain automatique pour la biodiversité, ni développé sans garde-fous, mais comme une infrastructure dont les impacts sont identifiés, encadrés et suivis par les autorités compétentes.

  • Les éoliennes peuvent provoquer des collisions avec des oiseaux, un impact qui est reconnu et étudié. En Suisse, cet impact reste toutefois faible au regard d’autres pressions d’origine humaine sur l’avifaune, comme les bâtiments, les lignes électriques ou la prédation par les chats domestiques, largement documentée par la Station ornithologique suisse.

    Cette comparaison ne vise pas à minimiser l’impact de l’éolien, mais à le situer objectivement. C’est pourquoi les projets éoliens font l’objet d’études spécifiques et de mesures de réduction ciblées afin de limiter au minimum leurs effets sur la faune.

  • Le bruit des éoliennes est un enjeu reconnu, pris en compte de manière stricte dans le cadre légal suisse. Contrairement à une idée répandue, les parcs éoliens ne sont ni autorisés ni exploités sans limites sonores: ils doivent respecter les exigences de l’Ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB), parmi les plus strictes d’Europe.

    Les projets font l’objet de modélisations acoustiques détaillées, tenant compte de la topographie, de la propagation du son et des périodes sensibles, notamment la nuit. Lorsque les valeurs limites risquent d’être dépassées, des mesures contraignantes sont imposées: distances minimales aux habitations, modes d’exploitation réduits, bridage nocturne ou arrêt temporaire des éoliennes dans certaines conditions de vent.

    Concernant la santé, les autorités sanitaires suisses et internationales ne reconnaissent pas l’existence d’un «syndrome éolien» comme diagnostic médical. Les études disponibles montrent que le bruit peut être perçu comme gênant par certaines personnes, mais aucun effet pathologique direct n’a été démontré lorsque les valeurs légales sont respectées (sources: ANSES, Santé Canada). La gêne sonore est par ailleurs subjective et dépend fortement du contexte, ce qui justifie précisément une approche prudente et réglementée.

    👉 En résumé: le bruit des éoliennes est réel, mesuré et réglementé. En Suisse, il constitue un critère déterminant de planification et d’autorisation, avec des garde-fous stricts destinés à protéger la qualité de vie et la santé des riverains.

  • La comparaison avec un lave-vaisselle, parfois entendue, est réductrice.

    Le bruit ne se définit pas uniquement par un niveau sonore (en décibels), mais aussi par sa nature, sa variabilité et son contexte. Le bruit des éoliennes est un bruit aérodynamique, variable et dépendant du vent, dont la perception peut différer selon les conditions et les personnes.

    C’est précisément pour cette raison que le bruit des éoliennes est strictement encadré en Suisse par l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB). Les projets font l’objet d’études acoustiques détaillées, tenant compte de la topographie et des périodes sensibles, notamment la nuit. Lorsque cela s’avère nécessaire, des mesures contraignantes comme le bridage nocturne ou l’arrêt temporaire des éoliennes sont imposées afin de garantir le respect des valeurs limites et la qualité de vie des riverains.

  • Les éoliennes modifient le paysage, et cet impact est reconnu. Elles ne sont ni invisibles ni neutres du point de vue visuel. C’est précisément pour cette raison que la question paysagère constitue un critère central de la planification des projets éoliens en Suisse.

    Les parcs éoliens ne peuvent être réalisés qu’après des analyses paysagères approfondies, intégrées aux études d’impact sur l’environnement. Celles-ci évaluent la visibilité, les effets sur les crêtes, les panoramas et la perception depuis les villages ou les sites emblématiques. Les autorités cantonales et fédérales examinent ces éléments avant toute décision.

    Il faut toutefois rappeler que le paysage n’est pas figé. Il a toujours évolué au fil du temps sous l’effet des activités humaines: routes, lignes électriques, barrages, antennes, stations de télécommunication. L’antenne du Chasseral, par exemple, a suscité de fortes oppositions lors de sa construction avant de devenir, avec le temps, un repère paysager et un symbole régional reconnu.

    👉 En résumé: les éoliennes ne «préservent» pas le paysage au sens strict, mais s’inscrivent dans une évolution continue du territoire, encadrée par des règles strictes, des évaluations paysagères et un débat démocratique visant à concilier protection du paysage et transition énergétique.

  • Les éoliennes à grand mât permettent d’exploiter des vents plus forts et plus réguliers, présents à plus grande hauteur. Près du sol, le vent est ralenti et perturbé par le relief, la végétation et les bâtiments; plus on monte, plus il est stable et prévisible, ce qui améliore fortement la production d’électricité.

    Grâce à leur hauteur et à leurs rotors plus larges, les éoliennes modernes produisent davantage d’énergie avec moins de machines. Cela permet de limiter le nombre d’éoliennes nécessaires pour atteindre un même objectif de production, tout en améliorant leur efficacité, notamment en hiver.

    Enfin, les grands mâts sont le résultat d’une évolution technologique: ils permettent une meilleure intégration dans le système électrique, une production plus fiable et une réduction de l’impact global par kilowattheure produit, même si leur visibilité paysagère doit être soigneusement évaluée.

  • Le parc éolien du Mont-Sujet sera raccordé au réseau électrique existant, conformément aux exigences techniques et réglementaires en vigueur. L’électricité produite sera injectée dans le réseau régional, via les infrastructures déjà en place, notamment la sous-station de Lamboing.

    Le mode de raccordement fait l’objet d’un dossier spécifique, soumis aux autorités compétentes, notamment à l’Inspection fédérale des installations à courant fort (ESTI), et sera examiné dans le cadre des procédures d’autorisation. L’objectif est de garantir un raccordement fiable, sécurisé et compatible avec le réseau existant, sans création d’infrastructures disproportionnées.

  • Les éoliennes modernes sont conçues pour fonctionner en toute sécurité, y compris en conditions hivernales. Elles sont équipées de systèmes de détection du givre et de pales chauffantes qui limitent l’accumulation de glace. En cas de risque, même faible, les éoliennes sont automatiquement arrêtées.

  • À l’instar de la jurisprudence du Tribunal fédéral, notamment dans le dossier du parc éolien de Crêt-Meuron, le projet du Mont-Sujet s’inscrit dans une mise en balance des intérêts entre protection du paysage et production d’énergie renouvelable. La production d’électricité issue de l’éolien est reconnue comme un intérêt public majeur, conformément aux politiques énergétiques fédérale et cantonale, et peut prévaloir sur les atteintes paysagères, pour autant que celles-ci aient été soigneusement évaluées, réduites et justifiées dans le cadre des procédures légales.

  • Non. Il n’y a pas mensonge, mais confusion entre démantèlement et repowering. Les autorisations sont limitées dans le temps: à leur échéance, les éoliennes doivent être démantelées, sauf si un nouveau projet est soumis et accepté selon les procédures légales. À Mont-Crosin, les anciennes éoliennes ont bien été démontées avant d’être remplacées, après de nouvelles décisions et autorisations.

    Le remplacement n’est ni automatique ni garanti: il dépend d’un nouvel examen complet et de choix politiques actualisés.

  • Un Parc naturel régional n’est pas un espace figé: il vise à protéger le paysage tout en accompagnant un développement durable du territoire. Les projets éoliens y sont soumis à des exigences renforcées et évalués au cas par cas, en fonction de leur intégration paysagère et environnementale.

    Des exemples existent déjà: les éoliennes de Mont-Crosin sont implantées dans le Parc naturel régional Chasseral, et trois éoliennes ont été construites dans la biosphère UNESCO de l’Entlebuch, après des procédures exigeantes. Ces cas montrent que l’éolien n’est pas incompatible par principe avec des territoires protégés.

    La compatibilité dépend du site, du projet et des conditions imposées.

  • Non, pas toute l’année. Ces trois sources constituent aujourd’hui la colonne vertébrale du mix énergétique suisse, mais elles présentent des limites complémentaires, surtout en hiver.

    L’hydraulique dépend des précipitations et des réserves; le solaire produit peu en hiver; le nucléaire fournit une production stable mais ne peut pas couvrir seul les pics de consommation ni remplacer les importations saisonnières. Résultat: la Suisse reste structurellement déficitaire en hiver et dépend d’importations, parfois issues de sources fossiles (sources: OFEN – Sécurité de l’approvisionnement en électricité; Perspectives énergétiques 2050+).

    L’éolien apporte précisément ce qui manque: une production renouvelable majoritairement hivernale, complémentaire du solaire et de l’hydraulique. Il ne remplace pas ces sources, il complète le mix pour renforcer la sécurité d’approvisionnement et réduire la dépendance aux importations.

  • La construction d’une éolienne nécessite de l’énergie et des matériaux, mais cette énergie grise est compensée en moins d’un an par l’électricité produite. Sur une durée de vie de 20 à 25 ans, une éolienne produit plus de vingt fois l’énergie nécessaire à sa fabrication. Son temps de retour énergétique est environ deux fois plus court que celui du photovoltaïque, ce qui en fait l’une des technologies les plus efficaces du point de vue énergétique.

  • Le facteur de charge mesure le rapport entre l’électricité réellement produite par une installation sur une période donnée et la production maximale théorique qu’elle aurait pu fournir si elle avait fonctionné en continu à pleine puissance. Il ne s’agit pas d’un taux de fonctionnement, mais d’un indicateur d’utilisation réelle d’une installation.

    Dans le cas du parc éolien du Mont-Sujet, les estimations basées sur les mesures de vent, corrigées par un facteur conservateur de pertes de 35% (arrêts techniques, contraintes environnementales, effet de parc), aboutissent à un facteur de charge net d’environ 26%. Cette valeur correspond à un bon niveau pour l’éolien terrestre en Suisse et reflète une estimation prudente des conditions réelles d’exploitation.

  • Les éoliennes ne produisent pas en continu à pleine puissance, car elles dépendent de la vitesse du vent. Leur niveau de production se mesure à l’aide du facteur de charge, qui rapporte la production réelle à la production maximale théorique.

    L’impression qu’elles sont «souvent à l’arrêt» relève en partie d’un biais d’observation: les éoliennes sont surtout visibles lorsqu’il fait beau et calme, des conditions associées à un vent faible. À l’inverse, elles produisent davantage lors de situations plus venteuses, qui sont moins souvent observées au quotidien.

    Pour le parc du Mont-Sujet, les estimations basées sur les mesures de vent et intégrant un facteur conservateur de pertes aboutissent à un facteur de charge net d’environ 26%, ce qui correspond à un bon niveau pour l’éolien terrestre en Suisse. Les éoliennes produisent de l’électricité de jour comme de nuit dès que les conditions de vent sont suffisantes.

  • Comme toute énergie renouvelable dépendante des conditions naturelles, l’éolien ne produit pas lorsqu’il n’y a pas de vent — exactement comme le solaire ne produit pas la nuit ou par temps couvert. C’est pour cette raison que l’électricité en Suisse repose sur un mix énergétique, dans lequel les différentes sources se complètent selon les saisons et les conditions météorologiques.

  • Depuis la pose du mât de mesure le 25 octobre 2024, les mesures de vent et le modèle de calcul indiquent une production annuelle projetée d’environ 60 GWh pour un parc de 6 éoliennes, soit l’équivalent de la consommation d’environ 12 000 ménages.

    À titre d’ordre de grandeur, cette production projetée représente plus de sept fois la consommation annuelle de la Commune de Plateau de Diesse et environ 20% de celle du Grand Chasseral, selon les hypothèses et périmètres retenus. L’électricité produite sera injectée dans le réseau régional pour bénéficier à l’ensemble du système électrique.

  • La mise en service d’un parc éolien s’accompagne de suivis après exploitation, notamment en matière de faune, de bruit et de fonctionnement des installations. Ces suivis font partie intégrante des procédures prévues par le droit suisse de la protection de l’environnement.

    Si des impacts imprévus ou plus importants que prévu sont constatés, les autorités compétentes peuvent imposer des mesures correctives, telles que des adaptations des conditions d’exploitation, des bridages ciblés ou des arrêts temporaires. Ces mécanismes sont prévus par la Loi fédérale sur la protection de l’environnement (LPE) et visent à garantir que les impacts restent maîtrisés dans la durée.

  • Le respect des conditions d’exploitation d’un parc éolien est contrôlé par les autorités compétentes, et non par le seul exploitant. En Suisse, ce contrôle relève principalement des services cantonaux chargés de l’environnement, du bruit, de la protection de la faune et de la sécurité des installations.

    Les conditions fixées dans les autorisations sont contraignantes et peuvent faire l’objet de contrôles, de mesures et, le cas échéant, de sanctions. L’exploitant est tenu de se conformer aux exigences imposées par les autorités tout au long de la durée d’exploitation du parc.

  • Le Mont-Sujet fait partie des sites identifiés de longue date comme favorables à l’énergie éolienne, en raison de son exposition au vent, de son altitude et de son éloignement relatif des zones d’habitation.

    Le choix d’un site ne se fait pas sur un seul critère, mais sur la conjonction de nombreux facteurs: potentiel de vent mesuré sur plusieurs années, contraintes environnementales, distances aux habitations, intégration paysagère, accès au réseau électrique et compatibilité avec la planification territoriale.

    Le Mont-Sujet a été retenu parce qu’il permet de concentrer la production sur un site déjà exposé, avec un nombre limité d’éoliennes, tout en respectant le cadre légal et les exigences environnementales.

  • Le parc éolien du Mont-Sujet génère d’abord des retombées économiques locales directes. La commune mixte de Plateau de Diesse, porteuse du projet, bénéficie de revenus liés à l’exploitation (redevances, fiscalité), qui peuvent être réinvestis dans des projets communaux, des infrastructures ou des prestations à la population.

    Le projet mobilise également des entreprises et des compétences régionales, tant durant les phases d’études que lors de la construction, de l’exploitation et de la maintenance. Il contribue ainsi à l’activité économique locale sur le long terme.

    Enfin, l’électricité produite (environ 60 GWh/an) est injectée dans le réseau régional, renforçant la sécurité d’approvisionnement hivernale et participant à un système énergétique plus résilient pour l’ensemble du territoire. Le projet permet à la région de prendre une part active à la transition énergétique, en cohérence avec les objectifs cantonaux et fédéraux.

    👉 En résumé: le parc éolien génère des retombées financières pour la commune, qui peuvent être réinvesties localement. Il mobilise aussi des entreprises et des emplois régionaux durant la construction et l’exploitation. Enfin, l’électricité produite est injectée dans le réseau régional, ce qui contribue à la sécurité d’approvisionnement hivernale et à la transition énergétique du territoire.

  • Le parc éolien du Mont-Sujet est financé par les porteurs de projet, à savoir la Commune mixte de Plateau de Diesse et son partenaire énergétique Groupe E Greenwatt. Les investissements liés aux études, à la construction, à l’exploitation et au démantèlement sont assumés par ces acteurs, et non par les contribuables.

    Les risques financiers (coûts, performance, évolution du marché de l’électricité) sont intégralement portés par les investisseurs du projet. Les instruments fédéraux d’encouragement aux énergies renouvelables, applicables à l’ensemble des nouvelles installations en Suisse, ne constituent ni un financement par l’impôt ni une prise de risque par la collectivité.

    👉 En résumé: le projet n’est pas financé par les impôts et les risques financiers ne sont pas supportés par le contribuable.

  • Les soutiens financiers à l’électricité éolienne s’inscrivent dans les mécanismes fédéraux d’encouragement aux énergies renouvelables, applicables à l’ensemble des nouvelles installations (éolien, solaire, biomasse, petite hydraulique). Ils sont décidés au niveau national, plafonnés par la loi et financés par une redevance uniforme sur l’électricité, et non par l’impôt.

    Ces mécanismes ne constituent pas un «coût spécifique» lié à un parc donné, mais un outil de politique énergétique visant à développer une production nationale, réduire la dépendance aux importations et renforcer la sécurité d’approvisionnement. Les investissements et les risques économiques liés à l’exploitation restent, eux, assumés par les porteurs de projet.

  • Oui, dans une logique de complémentarité du mix énergétique. Malgré l’hydraulique, le nucléaire et le solaire, la Suisse connaît un déficit structurel en hiver, de l’ordre de 10 à 15 TWh par an, qu’elle doit couvrir par des importations d’électricité.

    Selon Swissgrid et l’OFEN, une partie de ces importations hivernales provient de pays où l’électricité est encore produite à partir de charbon et de gaz, notamment lors des périodes de forte demande. L’éolien apporte une production renouvelable majoritairement hivernale, complémentaire du solaire, et contribue ainsi à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la sécurité d’approvisionnement.

    L’éolien n’est donc ni une solution unique ni idéologique, mais un outil ciblé pour répondre à un besoin réel du système électrique suisse.